Après le feu...

Nettoyage et restauration après l’incendie

La commune de Montaud, suite à l’aide exceptionnelle de solidarité attribuée par l’agglomération de Montpellier, a sollicité l’ONF pour l’assister dans une démarche de nettoyage et restauration de certains espaces incendiés. Après expertise et consultation, c’est l’entreprise Philip frères de Saint-Mathieu de Tréviers qui a été retenue pour réaliser ces travaux.



Vendredi 28 janvier, une réunion étaient organisée à la mairie avec les propriétaires fonciers, une dizaine été présents, pour d’une part finaliser administrativement le dossier et d’autre part présenter les travaux qui seront effectués sur les parcelles retenues.

Vu le coût des travaux (~ 1000 € / ha) et le montant de l’enveloppe, il était impossible de traiter les 412 ha calcinés par l’incendie. Du coup, la priorité a été donnée aux zones les plus visibles du village (environ 75 ha).

Monsieur Metge de l’ONF a argumenté ce choix et précisé les intérêts de ces travaux sur ces espaces brûlés. Cette intervention doit être conduite rapidement pour faciliter l’intervention du broyage et permettre une meilleure reprise de la végétation au printemps. Il a précisé que ces zones ne serait pas replantées – car trop difficile et onéreux - et que la régénération naturelle à base de pins d’Alep serait bien plus rapide.

De plus, il a indiqué que les bordures de la zone incendiée seraient traitées de manière manuelle afin de conserver un maximum d’arbres. Ce chantier, d’un petit mois, devrait donc être bouclé d’ici la mi-mars 2011.

A cette occasion, le maire a rappelé que le reste de l’enveloppe serait utilisé pour financer l’étude et la mise en place d’un plan massif en collaboration avec la Communauté de Communes du Grand Pic Saint-Loup.

Incendie : quel avenir pour notre garrigue…

Sous l’égide du conseiller général du canton, Monsieur Jean-Marcel Castet, les maires des communes sinistrées par l’incendie se sont réunis ce mercredi 8 septembre à la mairie d’Assas. L’objectif de cette rencontre était de faire le point sur la situation, une semaine après le feu et préparer la rencontre du 16 septembre avec le préfêt.
Chaque représentant des communes a fait le point sur cet épisode malheureux et souhaite à présent rassembler l’ensemble des partenaires techniques et financiers (collectivités territoriales, Etat, Instituts…) pour travailler sur un programme d’action de manière concertée et en toute transparence.
Dans un premier temps, il a été décidé de solliciter un maître d’œuvre pour réaliser un état des lieux et un diagnostic chiffré des différentes actions à mettre en oeuvre. Aussi, l'ensemble des participants souhaitent rapidement nettoyer les zones proches des habitations pour atténuer visuellement l’impact de cette catastrophe.
Ensuite, tous sont d’accord pour mettre en place, dans les zones stratégiques, des actions pérennes (aménagements agricoles, bandes coupe-feu, pratiques agro-pastorales…) sur l’ensemble du territoire afin de circonscrire au maximum tout départ de feu. En effet, le risque zéro n’existe pas !
Enfin, les élus souhaitent obtenir des aides, notamment de l’Etat mais également de la Région et des collectivités, pour reconstruire ce paysage de garrigue du Monpellierais, richesse du patrimoine écologique de ce secteur.

Vues du ciel !

Une vision tragique du paysage après le passage du feu !

Un paysage de désolation

Mardi 31 août en milieu d’après-midi, l’incendie qui avait éclaté la veille dans les garrigues et pinèdes a été maîtrisé par les pompiers. Quand le feu s’est  déclaré, le lundi 30 août à Montaud, les habitants ont immédiatement pensé au pire : cette fameuse journée du 29 juillet 1989 où les flammes, arrêtées à quelques mètres du village, avaient ravagé des centaines d’hectares de garrigues.

        

Le Pathus pendant l'incendie.                                Le Pathus après l'incendie.

Cette année, le spectacle visible depuis notre village, du début de soirée jusqu’au lendemain matin, était hallucinant ! Les flammes se propageaient à grande vitesse, embrasant les pinèdes en torches, sautant les pistes et cernant les buttes arborées et habitées. Les groupes d’intervention venus des départements proches (Bouches du Rhône, Vaucluse, Ardèche, Tarn et Garonne…) appuyés par le SDIS et les CCFF locaux ont tout tenter pour sauver ce qui pouvait l’être.

Mais le combat du feu restait vain. C’est le lendemain après-midi, dans des conditions climatiques plus appropriées (moins de vent) et avec l’appui des Canadairs, Dash et Trackers que les sapeurs-pompiers sont venus à bout des flammes.

Aujourd’hui le bilan est tout aussi lourd qu’il y a 21 ans : trois fermes isolées ont des dégâts matériels et quelque 400 hectares sont partis en fumée, transformant notre paysage en un décor chaotique, voire lunaire. Troncs calcinés, terre brûlée, végétation carbonisée… nos garrigues et pinèdes ont été la proie des flammes.

 

La source du Salaison avant...                                ... et après !

Aussi, après ce spectacle, il sera nécessaire d’aider la nature pour qu’elle se reconstitue.

A voir également de nombreuses vidéos amateurs sur le site Youtube :

http://www.youtube-nocookie.com/watch?v=SA2Vq2q7llI&feature=related