Le papillon palmivore
Informations et témoignage


Paysandisia archon, insecte palmivore originaire d’Amérique du sud, a été introduit en France dans les années 1990 par des palmiers infestés en provenance d’Argentine.
Ce beau papillon diurne est aujourd’hui bien installé dans notre région et dans tout l’arc méditerranéen, il a même été identifié dans des espaces verts bretons, quelques pépinières de la côte atlantique et jusqu’en Angleterre. Les échanges commerciaux sont la principale cause de sa forte dissémination.
Les larves de ce papillon ravagent de nombreuses espèces de palmiers* mais également des céréales (Maïs) ou des plantes ornementales telles que yuccas ou cannes provençales. Le cycle biologique de ce ravageur est encore méconnu. On sait toutefois que la ponte a lieu au cours de l’été sur les palmes, à l’éclosion les larves creusent des galeries dans le tronc et se nourrissent du cœur du palmier. Pour résister au froid, elles font leur chrysalide en fabriquant un cocon dans les galeries avec des fibres de palmes.
Les dégâts sont caractéristiques : palmes perforées, présence de sciures et galeries, dessèchement anormal. Le dépérissement du palmier intervient plus ou moins rapidement en fonction du nombre de larves et de leurs présences ou non dans le cœur du palmier.
Face à l’importance des dégâts occasionnés par ce papillon, un arrêté ministériel de lutte obligatoire a été pris en février 2002.
Toutefois, les moyens de lutte actuel contre ce ravageur sont très limités et pas toujours efficaces. Cependant cette situation a motivé plusieurs essais de produits biologiques ou chimiques pour intégrer une lutte préventive et/ou curative. Lorsque l’attaque est avérée, la destructions des plants contaminés (arrachage et brûlage) est la meilleure solution légale. La pose de filets anti-grêle est une alternative à la destruction des plants.
Détection du 1er Paysndisia Archon
"Cela s’est passé le 06 /06/2009 le matin vers les 9 h. Le temps se chargeait, un orage arrivait vers nous en provenance de Sommières. La pression orageuse, le vent, l’air qui devenait humide, dérangeaient les cigales, les papillons communs, ils volaient partout cherchant à trouve, je pense un endroit pour se mettre à l’abri de la pluie qui allait tomber.
C’est alors que j’ai entrevu un énorme papillon qui volait de manière saccadée, il est allé se poser contre les vitres de ma véranda. J’ai aussitôt essayé de voir quel était ce papillon que je ne reconnaissais pas.
A mon approche, il est parti dans les chênes et je l’ai perdu de vue. Quelques jours après, alors que j’arrosais des bambous, brusquement un papillon est parti dérangé, je pense, par l’eau, reconnaissant à son vol, qu’il ressemblait à celui que j’avais vu précédemment, je lui ai envoyé un jet d’eau sous pression, ce qui l’a obligé à se poser, j’ai couru et je l’ai attrapé. De forme triangulaire gris brun avec les ailes intérieures colorées plutôt rougeâtres ! Je l’ai aussitôt mis au congélateur pour le conserver.
Je suis allé sur Internet à la recherche de ce papillon et c’est sur le site notre planète infos que je l’ai reconnu, cela m’a inquiété, car les bambous étant tout prés d’un Trachycarpus , je me suis dit : tes palmiers sont attaqués. Mais visuellement je ne voyais pas de traces. Comme l’eau semblait les déranger, tous les jours je douchais les palmiers. Donc deux jours après la capture du premier Paysandisia un autre est sorti de mon palmier, mais il m’a échappé, je l’ai suivi et il s’est dirigé vers un Washingtonia planté à l’entrée de mon terrain. En observant ce palmier qui ne semblait pas démarré en végétation, je me suis posé la question : peut-être que ce papillon l’a attaqué.
Le lendemain j’ai commencé à couper les branches du Washintonia et là je me suis rendu compte de l’état de ce palmier, je l’ai complètement pelé, décortiqué et à mesure que je creusais, j’ai trouvé un ver en plein cœur qui avait mangé un bon tiers du tronc pour aller s’attaquer vers le centre aux jeunes pousses de l’année qui étaient en train de naître, j’ai trouvé aussi un autre ver qui était mort (parce qu’entre-temps) je noyais le haut des palmiers et j’avais aussi commencé à les traiter, j’ai trouvé aussi dans la chevelure de ce palmier une larve qui était en train, je pense, de se transformer en papillon qui par contre elle ne semblait pas avoir souffert du traitement non plus de l’eau, probablement dû au fait qu'elle était protégée par le cocon de cheveux du palmier."
Un Montaudois, inquiet



